jeudi 11 octobre 2012

Le drapeau noir flotte sur la marmotte


Un cri pirate. Pourquoi ce blog a-t-il été baptisé ainsi ? Excellente question, ami lecteur. Je te remercie de ne pas me l’avoir posée avant. « J’aurais dû commencer par ce post » dis-tu ? Ouais. Ne sachant toujours pas où cette saga scribouillarde va nous mener, comment prévoir un quelconque ordonnancement dans mes billets d’humeur, petit malin. Et puis je fais comme je l’entends. Seul à bord. « Tais toi et tape » persifles-tu. Bon ok. Forçat du clavier, je me remets à la tâche comme le galérien pousse sur son aviron lorsque le capitaine a décidé de faire du ski nautique.

Alors primo, cette locution de hurlement pirate est tirée d’un des plus beaux écrits de la chanson française. Ferrat dans le texte. « Je ne suis qu’un cri ». Braver l’interdit, exprimer sa révolte. Une grenade dégoupillée dans la mare des jacasseries quotidiennes. Voilà pour le sens figuré.
Secundo, l’imagerie corsaire m’a toujours fascinée. Depuis tout môme. Brel reprochait à ses aïeuls de lui avoir chouravé le Far West de son enfance. Pour mézigue, c’est la piraterie. Arpenter le pont d'un brick ou d'une frégate, manipuler voiles et cordages auprès des Long John Silver, Barbe Noire, et autres Jack Sparrow. Bien que pour ce dernier, je l’ai connu  sur le tard. Mais quand ton dabe se nomme Keith Richards, forcément I can get satisfaction…

Je te vois venir, gentille lectrice. Déjà à me taxer de misogyne en me reprochant de n'évoquer encore et toujours que la gent masculine. Si je te cause de Bloody Mary, tu vas te demander si je n’ai pas préalablement sniffé le Tabasco contenu dans ce succulent breuvage. Erreur grave. Ce fût tout simplement le surnom de la plus célèbre flibustière que les océans  aient porté. Mary Read de son état civil. Courageuse et insoumise.

Compagnons conchieurs d’étendards en tous genres, avouez quand même que le pavillon corsaire flottant au vent pousse à la rébellion, à la mutinerie internationale. Tu ne me crois pas, sceptique lecteur ? Par ces temps de crise mondiale, la flibuste va signer son retour. Planquez vos barques les marins d’eau douce, et vous les plaisanciers de la finance vos galions devenus yachts de luxe. Ca va tanguer. Foi de Haddock. Ou plutôt de Rackham le Rouge. Parce que si tu préfères zyeuter du côté des promesses électorales, autant aller filer la main à la marmotte pour mettre le chocolat dans le papier alu.