Bien sûr, il n’est pas
rare d’apercevoir des quidams, catholiques de peu de foi (car une seule fois par an), se rendant dans nos
cimetières le premier du même mois, alors que la commémoration des
défunts n’a lieu que le lendemain. Pas prêts de connaître les joies ineffables
de la béatification, les mécréants. Ne pas confondre. Le premier novembre est
le jour dédié aux élus sanctifiés par la maison mère. Exemples : Sankt Pauli et son fidèle Jolly Roger ou Saint Patrick célébré sous forme de bock, de pinte, etc,... Sérieux, n’est-ce pas formidable ? Ouarf, ouarf. Sourire goguenard de comptoir, les voies de la
canonisation demeurent impénétrables à l’agnostique qui sommeille en moi. Je
préfère m’adonner au v(a)in plaisir du canon descendu en moins de temps qu’il
n’en faut à la grenouille de bénitier pour croasser sa prière vespérale.
Attention. Loin de moi
l’idée, lecteur baptisé au champagne, c’est toujours ça de pris, de me gausser
de tes pieux égards envers le Très Haut. Je me refuse à faire partie du lot des
intégristes de tout poil, adorateurs ou pourfendeurs de croyances. Tu connais
mon individualisme ? Dis moi qui tu suis, je te dirai qui je hais. Chacun
son parachute, et rendez-vous au tas de sable. Cible de tout atterrissage final
jusqu’à preuve du contraire. Parce que pour ce qui est de s’élever vers les
cieux éternels, à part postuler comme homme canon ou perchiste sur vitaminé, j'ai des doutes.