L’arroseur arrosé.
Expression peut-être surannée pour toi jeune lectrice. Mais celle du pirate
piraté ? Davantage d’actualité, n’est-ce pas ? Parce que cette
semaine, en quarantaine que nous l’avons mis ton Jack Sparrow
« éructeur » du net ! A fond de cale ! Au pain sec et à
l’eau ! Traitement de choc pour c’te fine gueule accoutumée à carburer aux
meilleurs rhums sous perfusion. Finito les mojito ! Carte blanche sur
fonds noir pour la rébellion ! Mutinerie générale chez les moussaillons de la
maison Google & Co ! Motif invoqué : le flibustier de bazar est
constamment en vadrouille. Trop. A la moindre escale, le v’là qu’y décarre
ventre à terre - et ce n’est pas une image – de son poste de vigie pour aller
s’encanailler dans quelques lieux de perdition prétendus culturels. Avec la
fulgurance d’un go fast franco-suisse drivé par Rédoine Faïd avec Cahuzac
sur le porte bagage, le fourbe Tricao enquille les concerts de rock, les
cinémas de quartier mal famés et les lectures polardeuses. Si bien que t'as dû remarquer, son
écriture s’en ressent. Comme dirait le dernier rejeton de la famille
Courjault : « J’suis en froid avec ma vieille mais faudrait voir
à pas me prendre pour un filet mignon congelé ! » Franchement, t’as lu sa
dernière salve, lectrice ? Effarant ! A défendre l’indéfendable. Il
ose tout. Te parler de liberté d’expression alors qu’il t’interdit de l’ouvrir
sur son espace ! Je rêve ! Mais nous v’là à la barre ! Ah il va
manger bon, pépère ! Il veut valser de plaisir ? Tanguer au rythme
des mots ? On va te le soigner le marathonien des salles obscures ! Le
mono muscle (son index) du tournage de pages sur canapé !
Non parce que tiens toi bien l’abonnée, je vais te faire part de son dernier delirium (pas très mince du tout) au vilain corsaire. Y’a quinze jours, escale à Lyon. Nous avions quitté les océans, tombé les voilures pour venir caboter entre Rhône et Saône. « Les gars, ce soir, cap sur
Alors, lectrice, t'as
pigé le message ? Une modique rançon versée sous 48 plombes et on te le rend,
ton épave. Ton naufragé de la vie. Sinon semaine prochaine, t’es bonne pour
souscrire aux pitoyables chroniques de Morandini & Con (sorts). Allez ne
sois pas trop vache avec le pirate, il a quand même bon fond.... de cale.