Trentième scribouille. Happy
birthday, le flibustier braillard. Vous savez déjà que le nombre exact de galériens
assidus, de surfeurs de passage, je n’en ai cure. Mais avec le sujet abordé ce
jour, bon nombre d’entre vous risquent de quitter le navire. Tant pis. Trouvez un
autre lieu pour vous dégripper les zygomatiques ! Tiens, par exemple, chez
« Yts a blog », un petit suisse 100% matière grise aux vrais morceaux
d’humour et de mélancolie à l’intérieur. Juste retour des choses car je lui
dois mes premiers abonnés à l’aficionado sanantonionesque. Qu’il en soit ici
remercié.
A l’instar d’un
Capdevielle croisant Jésus au détour d’un erg, peut-être qu’une fois ce billet jeté
en pâture aux hyènes moralistes de tout bord, je livrerai enfin l’adresse de
mon blog à mes proches afin de ne pas deviser tout seul dans le désert. Dans
l’espoir d’une once de commisération familiale. Car je vais envoyer du lourd. Parler d'infréquentable. Au
risque que mon hébergeur croule sous les procès et le voir en retour, d’un
index vengeur, couler mon bateau en appuyant sur la touche « Suppr ».
Quoique. J’ai lu quelque part que le simple fait d’évoquer le patronyme de cet
hôte prétendu peu recommandable, affolerait les moteurs de recherche si bien
que certains le nommeraient dans des articles n’ayant aucun lien avec
l’intéressé dans le seul but d’augmenter leurs statistiques. La course au
nombre de vues, au buzz. Encore et toujours.
Donc gloire à toi,
Adolf H…. Non, je déconne, hein. Mieux vaut préciser par les temps qui courent.
Je vois déjà la kyrielle grabataire pro stalinienne, ivre de jalousie et rouge
(forcément) de colère se jeter sur son clavier afin de me dénoncer à Mediapart
ou autre palmipède entravé. Et de me questionner sur mon pedigree et ma
déclaration de patrimoine à la lampe à souder. J’ose espérer qu’ils ne seront
pas pressés. La reproduction rendue publique des plans cadastraux de mes nombreuses propriétés, celle de l’annuaire du gotha des joailliers visités
par mes bons offices et l'inventaire de
mes trois comptes bancaires helvètes (appelés catalogue des 3 suisses par mon gouailleur de comptable), prendront du temps. Passons.
Non, je souhaitais tout bonnement apporter mon soutien à la liberté
d’expression scénique de l’humoriste Dieudonné. Et pan ! Feu à
volonté ! Droit au cœur, Messieurs !
(Temps mort : je
laisse ici volontairement un espace afin que les nauséeux puissent régurgiter
sans souiller ma future prose, fermer leur tablette, pc, portable mais surtout
leur claque-merde.)
Car l’impossibilité pour un artiste de se produire dans certaines salles de spectacle municipales n’est-elle pas proprement anormale ? Alors que d’autres exhibent sur nos écrans publics, avec un sérieux à faire froid dans le dos, leur idées nauséabondes sous couvert de morale politique, de copinage journalistique sans qu’aucun bannissement médiatique ne s’opère. Ne serait-il pas plus judicieux d’inviter sur les plateaux télévisés celui que je considère comme l’un de nos meilleurs humoristes depuis Desproges afin de débattre en sa présence de ce que lui est reproché ? Car hormis Taddeï après 23 heures un soir de semaine et de pleine lune, peu s’y collent. Dommage. Je vous invite à regarder ses anciens spectacles solo afin de forger votre propre opinion (je resterai coi quant aux deux derniers ne les ayant pas vus). Tous les communautarismes, religieux ou non, beaufs ou intellos, en prennent pour leur grade. Même si ces derniers temps, je lui reprocherais le côté exécrable de c’est-çui-qui-dit-qu’y-est. De plus, la différence est mince entre 2000 spectateurs conviés à esquisser d’un seul homme ce geste de « glissage de quenelle » et celui du bras (ou poing) tendu, oreilles décollées et fierté nationale de certains meetings qu’il vilipendait naguère. Enfin, arrêter de confronter traite négrière et shoah. Pas de hiérarchie dans la souffrance humaine. Des charognards tentent de le récupérer, de le rallier à leur cause. Reste libre de toute chapelle, mon gars. Quant à la liberté d’expression, lecteur, j’y reviendrai. Si l’on ne m’a pas pendu d’ici là à une vergue de mon fameux trois-mâts fin comme un oiseau. Hissez haut !